« Préambulle »

9042010

Après 2009, 2010, 2011, 2012, voilà 2013 qui a eu  cet hiver long et rigoureux qui heureusement pour nous a été agrémenté d’une étape  polynésienne où nous avons pu  faire une recharge solaire et aquatique dans des eaux bien nommées « Pacifique ». L’été revenu nous voilà repartis vers les horizons méditerranéens des Baléares qui nous charment toujours, une fois n’est pas coutume, nous faisons une infidélité à notre frigant « BULLE » en embarquant pour un périple commun avec nos amis les « Chriss » sur leur bateau « Mirage » qui rassurez vous n’en n’est pas un.

Pour partager un peu de cette aventure et maintenir un contact interactif avec ceux que nous aimons nous alimenterons ce « blog » au fil de notre voyage.  alors à suivez les Passagers du Vent. ……….




Traversée retour

30082013

La dernière semaine de nos congés s’annonce et notre attention se porte sur les conditions météorologiques  prévues pour ces prochains jours sur notre trajectoire de retour, nous savons bien que la météo n’est pas une science exacte  et surtout au-delà de 48 heures ,  en ce samedi  après-midi  une dernière consultation  nous confirme notre crainte nous devons  démarrer notre voyage retour dès le lendemain  car un créneau se présente dans les prochaines  48 h 00, après le golfe du lion se remettra à rugir avec une force 7 à 8  pour les 48 heures suivantes. La décision s’impose, nous quitterons Majorque demain à l’aube. Pour l’instant nous sommes tous d’accord pour clôturer ces belles vacances avec une agréable soirée dans un des  restaurants de bord de mer, à défaut de se rendre à « SA SIGNA » notre restaurant  préféré  de Soller qui est hélas maintenant  fermé, c’est une grosse déception pour certains d’entre nous qui avaient  le doux espoir de consommer  leur inoubliable spécialité « le cochon de lait grillé ».

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Après une bonne soirée, et une nuit de sommeil interrompue  par l’arrivée  bruyante mais justifiée d’un bateau en avarie moteur, c’est aux premières lueurs de l’aube que nous quittons le  port  endormi  et  couvert de rosée qui rend le pont du voilier particulièrement glissant. C’est sur une mer calme et sous une légère brise  que nous débutons  notre navigation vers les côtes du Roussillon, nos regards se portent régulièrement  sur  la côte qui  se découpant en ombre chinoise  sur un ciel teinté par une palette de rose pastel et qui s’éloigne, bientôt quelques dauphins nous rendent cette visite que  nous espérons  à chaque fois et qui nous procure toujours cet étrange sentiment de joie et sérénité. Dans ces premières heures  de navigation  nous aurons la visite  de différents groupes.

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départ au lever du jour

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Majorque  disparait progressivement  derrière l’horizon, étrangement le soleil  jusqu’à lors régulièrement  masqué  par quelques gros cumulus qu’il réussit enfin à disperser  sous l’effet de la chaleur ardente de ses rayons,  ce qui nous oblige maintenant à nous abriter sous le « bimini ».   Soudain dans le milieu d’après-midi  le cliquetis  caractéristique du  moulinet d’une des deux lignes  de traine, nous tire de notre torpeur, le poisson tant attendu depuis notre départ vient de se faire piéger par notre faux poisson en bout de la ligne. Christian l’expert en la matière  se saisit de la canne  et commence une longue lutte stratégique pour ramener près du bord notre prise, environ une demi-heure  sera nécessaire, avant  que je  tire à bord  d’un bon coup de gaffe le vaillant thon albacore d’une trentaine de kilos. Continuant à se débattre  sur le plancher du cockpit,  il accroche dans une de ses ruades désespérée un des hameçons libres du leurre au mollet de Christian le faisant aussitôt hurler de douleur.  Quelques instants de panique s’emparent de tout l’équipage, car dans cet espace réduit entre la barre et  la poupe ouverte du bateau où nous nous trouvons alors ne permet pas dans un premier temps d’évaluer correctement la situation  seule  l’expression de la douleur de Christian  et la brève vision de l’hameçon  transperçant la chair de sa jambe, peut nous faire penser au pire à cette distance de la première côte.  Chaque ruade du thon provoque une tension sur le crochet qui provoque la blessure, nous nous efforçons avec Christian de maintenir l’animal plaqué au plancher, ceci fait je tente de retirer l’hameçon mais peine perdu, cela provoque encore plus de douleur, Christian me suggère très justement de retiré celui qui est fiché  dans la gueule de notre vigoureuse prise, aussitôt fait  cela libère la tension sur  la blessure, et Christian peut enfin se libérer  de ce piège en sectionnant l’hameçon à l’aide d’une pince coupante tendue prestement par Nathalie, Christiane procède sans délais  aux soins de désinfections et de pansement. Plus de peur et de douleur que de mal, c’est une blessure superficielle  l‘hameçon c’étant glissé sous la peau évitant très heureusement  muscle, veine et artère.  Dans le même temps, j’achève aussitôt  d’une bonne rasade de vieux rhum dans les ouïes le coriace animal et je procède à sa découpe  pour être mis au réfrigérateur.  Video baléares 2013 sur YOUTUBE

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Remis de nos émotions, la bonne humeur habituelle retrouvée nous pouvons maintenant fêter cette prise de choix que nous espérions depuis longtemps.  Maintenant le soleil tire sa révérence dans un halo doré  qui provoque une myriade de reflets sur les légères ondes  qui ride la surface de la mer, nous croisons dans ce crépuscule   plusieurs bateaux de croisière qui brillent déjà de mille feux, dès la nuit tombée.

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Les quarts  s’enchaineront  jusque dans la matinée.  Quand l’astre du jour  refait son apparition ce lundi matin, nous sommes au large du golfe de  Rosas, où nous croisons  les  célèbres  chalutiers locaux qui se ruent vers le large  pour  leur campagne de pêche du jour  après que le signal de départ leur soit donné d’un coup de canon, l’un d’eux fera l’effort de nous éviter. Déjà le cap Creus est en vue, puis disparait dans une brume épaisse, l’éclat de sa balise encore en fonction dans les lueurs de l’aube  reste encore  visible quelques minutes puis disparait à son tour, j’espère   que cette brume encore à une dizaine de milles  de notre position se dispersera avant  que nous atteignons le cap, car  à ce moment-là  me revient  le souvenir très désagréable  de devoir naviguer en aveugle dans un nappe brume  dans secteur où croisent de nombreuses embarcations.  Plusieurs dizaines de  minutes s’écoulent, puis enfin la brume se disperse sous l’effet des rayons du soleil.  Nous passons le  cap Creus,  le léger vent de face que nous subissons  au changement de cap vers Port Leucate  se renforce  inexorablement au fils des heures, nous sommes maintenant en vue du cap Béart, je ramène le pavillon de courtoisie Espagnol qui n’a plus l’objet d’être dans nos eaux nationales, le vent monte maintenant à 13 nœuds levant des vagues courtes  pratiquement de face qui provoquent  régulièrement dans un intervalle de vagues trop court la chute violente de notre coque  qui rentre dans l’eau dans un vacarme qui nous donne l’impression que le bateau souffre et nous souffrons avec lui !!!  Par ailleurs, notre vitesse se réduit progressivement, alors que nous sommes depuis une trentaine d’heures en mer.

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Un débat alors s’engage entre nous pour savoir s’il est préférable de s’approcher de la côte pour  chercher  des eaux plus calmes, pour ma part, en tête, l’avis de grand frais diffusé  sur le canal 16 de la VHF pour notre secteur  prévu vers 20 h 00  semble débuter plus tôt que les prévisions. Je ne suis pas convaincu  que la perte de temps  pour rejoindre la proximité de la  côte  où  nous nous ne sommes pas sûr de trouver des eaux moins tumultueuses soit un bon choix,  nous optons donc de rejoindre en trace direct notre destination, le vent de face se renforce et nous ralentit plus encore, lorsque les plages du Barcarès   reconnaissables  au « lydia » le bateau échoué  depuis plusieurs années sur le sable et transformé en Casino. Le vent atteint alors 20 nœuds, la mer est maintenant formée, sur la crête  des vagues flottent de nombreux accessoires de plage qui suggèrent que les estivants ont été surpris par le coup de vent.  Nous peinons à atteindre notre but,  notre vitesse chute à moins de trois nœuds et trois milles restent à couvrir avant l’entrée du port, le moteur tourne toujours à son régime de croisière,  nous sommes près du but et nous avons l’impression de rester sur place.  Une décision s’impose  nous  poussons le levier d’accélération,  l’entrée du port approche  Christian à la barre axe le bateau face à l’entrée, les préparations pour l’atterrissage sont rapidement effectuées, mise en place des défenses, et des amarres.  Nous sommes enfin dans l’avant-port  où nous retrouvons un plan d’eau calme et lisse, étrange sensation de passer dans un autre monde. Au bout du ponton Marine, Clément et Lisa  nous ont aperçu et accourent pour nous accueillir, au passage, Jacques est sollicité pour attraper nos amarres ce qu’il fait avec beaucoup de gentillesse,  comme d’habitude  Christian pose en douceur  « Mirage »  dans son emplacement sur le ponton 11 où il est rapidement arrimé  dans les règles de l’art. Les vacances 2013 sont terminées.

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Petit  bilan de notre périple :

22 jours de voyage, 604 milles nautiques,  5 nuits au port, , 9 nuits au mouillage, 2 nuits en navigation, 5  jours aux pontons flottants, 22 jours de soleil et température de la mer  32°. Comme d’habitude en méditerranée Voile et moteur.




De Minorque à Majorque

15082013

4 août  11 h 00 nous quittons l’étroit port de Ciutadella aux faux airs du port de Bonifacio, 

De Minorque à Majorque nath-et-christne-dep-ciutadella1-150x112   -ciutadella-150x112.jpg" alt="" width="150" height="112" />  captain-mirage-150x112
et nous nous élançons vers le sud avec en ligne de mire la Cala Santa Galdana, avec une pause déjeuner dans l’une des magnifiques  « cala » (criques) que nous croiserons sur notre itinéraire. En cette fin de matinée le ciel est bleu immaculé, la chaleur est déjà écrasante, la mer est légèrement ridée par ce  vent qui gonfle notre grande voile et notre immense gennaker, nous glissons sur les flots avec aisance à la vitesse de 7 nœuds (environs14 km/h), un peu plus tard, nous dépassons le cap d’Artrutxphare-dartruxt-150x112  biniancolla-150x112  reconnaissable à son phare rayé de bande noires et blanches horizontales, et ses villas qui rivalisent de beauté. Il est déjà près de 13 H 00  nos estomacs nous rappellent que nous devons faire une pause déjeuner.  La pittoresque Cala de la Turqueta  est à quelques minutes de navigation  et nous pointons notre étrave  dans sa direction,  nous pénétrons lentement dans cette étroite crique  dont les  petites falaises  sur notre bâbord et notre tribord  nous accueillent avec majesté, au fond de la crique nous apercevons tout d’abord  la verdoyante et odorante pinède puis à ses pieds une plage de sable blanc  où  une foule  de baigneurs  profite de ce cadre enchanteur.  Nous nous approchons  au plus prés de la limite réservé à la baignade et  déposons notre ancre par quatre mètres de fond  sur un lit de sable blanc  qui donne cette belle couleur turquoise  aux chaudes de cette crique.   Aussitôt  ancré, tout l’équipage se jette à l’eau pour profiter pleinement de ce cadeau que nous offre dame nature.

 nath-cala-turqueta-150x112   nathation-150x112 Baignade, puis déjeuner pris nous reprenons notre navigation vers Santa Galdana   en faisant quelques détours dans les « Cala » notamment celle de la Macarella qui hélas  est bien trop bondée, nous décidons  de ne pas aggraver cette promiscuité. C’est ainsi qu’ à 15 h 30 que nous jetons l’ancre  devant Santa Galdana  cette jolie station balnéaire qui est très majoritairement  fréquentée par nos amis Britanniques.

Malgré l’inconfort de ce mouillage  car il  très « rouleur », nous avons tous apprécier  le charme de ce lieu.

Le 5 août vers 10 h 30, Nous sortons de la Cala  Santa Galdana  en direction de Mahon , nous savons qu’un épisode venteux  de plusieurs jours est prévue dans les prochaines quarante huit heures,  nous souhaitons donc nous mettre à l’abri  dans la profonde baie de Mahon,  je sais que la cala  de Taulera qui se situe coté tribord à l’entrée de la baie nous permettra de mouiller en sécurité une journée ou deux, puis nous rejoindrons les pontons flottants près de la ville afin de nous ravitailler en carburant, eau et nourriture. cala-taulera-150x112   Le plan établi, après un passage sur les eaux couleurs lagon qui baigne l’ile del Aire  nous voilà déjà dans la cala aux eaux calmes  où nous jetons l’ancre en compagnie d’une dizaine de voiliers de toutes nationalités.  Nous passons là une nuit  dans le silence et sous la lumineuse voie lactée, aux premières heures de la matinée  des coups  portées sur notre coque abrège notre sommeil, je bondis dans le cockpit  et je trouve là sur notre bâbord debout dans leur « Zodiac » rouge  deux agents du port de Mahon qui me signifient avec délicatesse et beaucoup de civilités que ce lieu de mouillage est interdit qu’il est seulement utilisable en cas de saturation du port, nous devons partir dans l’heure ,  me signalant au passage que des places sont sans doute disponibles au port. Leur intervention  modifiera nos plans de quelques heures. La mauvaise météo à venir en tête, nous nous dirigeons avec quelques uns de nos voisins de mouillage  vers le port, notre choix se porte sur un ponton isolé devant l’ile du roi qui « trône » au milieu de la Baie de Mahon. A quelques encablures des rives de la ville. Nous séjournerons là quelques jours en compagnie de bateaux de diverses nationalités parmi lesquels  bon nombre de français notamment une sympathique flottille de bateaux moteurs amis basés à Saint Cyprien, et une attachante  famille marseillaise  basée à Hyères. Les journées venteuses se succèdent comme l’avait prévue « Weather4D » (application Météo développée pour Ipad )  nous mettrons à profit ces quelques jours pour visiter Mahon, faire le plein d’eau et de carburant.

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Le 11 août aux premières lueurs du jour nous libérons en silence  « Mirage » de ses liens et observons  les pendilles lentement disparaître dans les eaux turquoises de la baie enfin apaisées, le vent a cessé dans la nuit, laissant encore des réminiscences de ses effets sur la grande bleu, c’est ainsi  que nous subirons la houle dès la sortie de notre abri et  pendant les premières heures de navigations faiblissant progressivement  jusqu’à  disparaître  à mi chemin de notre trajet  retour vers Majorque, nous avons pu ainsi mettre en action sur la moitié du trajet les voiles et notamment cet incroyable « genaker » qui nous propulse avec bonheur à des vitesses inespérées à ses allures,  8 h 15 plus tard nous appontons en douceur sous une chaleur caniculaire au quai visiteur du port de Cala Ratjada.

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Après une remise en condition rapide du navire  et le ménage effectué par la Fée Nathalie, l’équipage débarque  dans cette petite ville qui a été  totalement investit adoptée, « colonisée » par nos amis allemands, comme d’autres villes  sur l’ile de Majorque. Le lendemain  après  quelques emplettes, à midi précise nous quittons Cala Ratjada et ses fêtards, pour Porto Colom la navigation  se fera à la voile sur une moitié du trajet, toujours à des vitesses supérieures à celle  moteur tournant. Le déjeuner délicieusement préparé comme d’habitude par notre Fée Christiane est dégusté sur une mer calme aux eaux transparentes et aux différents tons de bleu,  la
légère brise qui nous propulse vers notre destination nous permet de supporter la chaleur accablante, puis le vent cesse nous devons remettre le moteur en marche nous replions les voiles mais un bruit inhabituel nous interpelle, ce n’est pas le moteur qui fonctionne parfaitement, Christian se glisse dans le compartiment arrière du bateau et découvre que la turbine de ventilation du compartiment moteur est en train d’effectuer ses dernières tours et qu’elle peut s’arrêter d’un moment à l’autre. Il est 16 h 00  lorsque nous jetons l’ancre  dans l’avant port de porto Colom.  Nous abandonnons  immédiatement  le bord ainsi que  Christiane et Nathalie  pour nous mettre en quête, d’une turbine  de rechange,  cela nous pris quelques heures et quelques kilomètres à pieds, pour finalement trouver cet élément dans la boutique la plus proche où selon nos renseignements il était peu probable d’en trouver une.  Aussitôt achetée, aussitôt montée par les mains expertes de Christian.  Nous passons une nuit paisible  accroché à notre ancre et sous une magnifique  voûte étoilée. C’est à l’heure où les premiers rayons de soleil teintent l’horizon  de ce voile rose pastel, que nous procédons avec Christian  dans un silence quasi-religieux  aux manœuvres d’appareillage, nous nous glissons lentement vers la sortie de cette anse et dirigeons « Mirage » vers Palma, hélas la brise est légère et nous sommes contraints de d’assister les voiles au moyen de M. Yanmar (le moteur) la mer est calme et les huit heures de navigation se déroulent sur  un fond sonore dont on se passerait bien mais rassuré par le « ronronnement » habituel retrouvé  après le remplacement de la turbine défaillante. Enfin voilà l’immense baie de Palma, il est 15h00 quand nous nous amarrons au ponton d’accueil du Royal Nauting Club de Palma,

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mais notre escale sera brève car à l’annonce du tarif prohibitif du port nous décidons à l’unanimité de rejoindre directement notre prochaine escale qui est notre port préféré   ANDRATX , comme pour nous encourager dans cette décision la brise se renforce à 16 nœuds et nous pouvons ainsi avancer rapidement vers notre nouvelle destination vingt milles Nautiques plus loin,  19 h 00 nous nous saisissons de la bouée d’amarrage  que nous tend un bosco du port, nous effectuons le dernier nœud au taquet avant, et prenons quelques minutes pour observer les changements notoires qui sont intervenus en l’espace de deux années, il n’y a plus de pontons d’amarrages, ils ont été remplacés par une série d’une soixantaine de  corps morts, gérés par le Club de Voile d’Andratx. Le prix de l’amarrage à bien sur était revu à la hausse mais reste tout de même abordable. Nous allons resté ici trois jours avant de retrouver un autre port bien connu Porto Soller qui sera notre dernière étape avant de  remettre le cap vers Leucate. Déjà la sensation désagréable de la fin des vacances qui approche.




Cap sur les Baléares

3082013

En ce matin du 29 juillet, après une temporisation de quelques heures sur notre programme pour causes de coup de vent à quarante nœuds qui n’était pas prévu, nous nous élançons enfin vers des vacances  tant attendues. Mirage libéré de ses amarres, nous quittons le ponton 11 de Leucate presque sans regrets, presque car je porte  un  regard ému  vers le ponton 12 pour saluer ma  fidèle embarcation « BULLE »  qui restera là cet été et accueillera ainsi nos enfants et petits enfants. Comme je l’évoquai en « Préambulle » une fois n’est pas coutume nous avons décidé avec nos chers amis « les Chriss » de faire cette année croisière commune  à bord de  leur <<Hanse 400 » MIRAGE . Cap sur les Baléares depart-leucate-300x225 christiane-dep-leucate-300x225

La météo étant incertaine pour les prochaines 48 heures, la Tramontane devrait pointer son nez, nous décichristian-traversee-150x112dons de faire une trace directe vers l’ile de Majorque   et plus particulièrement vers la baie de Pollença, c’est trente deux heures plus tard dont les deux tiers sous « gennaker » que nous atteignons  le lieu de notre première étape.

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Un lieu que nous connaissons bien et que nous apprécions toujours pour ses eaux calmes, claires et chaudes 31° C  en cette période,  pour la convivialité des habitants ainsi que pour son atmosphère sereine.

Baignades et repos sont au programme de ces premières journées de vacances ce qui est apprécié de tous. le vendredi 2 août nous affichons sur notre GPS  les coordonnées du port de  Ciutadella  qui est situé  au nord de la côte Ouest de l’ile de Minorque , au petit matin alors que la ville de pollença ainsi que les équipages des nombreux bateaux de différentes nationalités  qui occupent le lieu mouillage sont encore endormis, nous relevons en silence notre ancre et Mirage débute son long sillage  sous voiles vers Minorque, les douze nœuds de vent nous propulses à 7 nœuds sur les ¾ du parcours puis le vent cesse et nous devons  aborder les derniers milles qui nous séparent de l’ile « mineure » des Baléares  avec les ronronnements des 40 CV du moteur  diésel.

port-ciutadella-christian-150x112 port-ciutadella-150x112C’est en fin de cette matinée radieuse et sous une  chaleur accablante  que nous attachons Mirage au ponton N° 2 du port public  de Ciutadella, accueilli par le sympathiques personnels du port, nous mesurons alors notre chance d’obtenir une place, car nombreux seront les bateaux qui se verront contraints  de  sortir du port faute de place disponible. Pour ma part je retrouve avec bonheur le charme de cette cité chargée d’histoire, que je m’empresse de partager avec les « Chriss » et  Nathalie.ciutadella-nath-et-chriss-150x112      ciutadella-sab-et-nath-150x112

En fin d’après midi de cette journée nous avons longuement parcouru les rues étroites  tempérées  de l’ancienne ville je crois pouvoir dire que nous avons tous apprécié ce lieu. Minorque sais recevoir ses hôtes.

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Côte d’Azur 2012

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Enfin nous y sommes !! C’est le départ de nos vacances 2012. Bulle est  prêt, son équipage aussi, en ce matin du 28 juillet, le ciel est bleu, la mer calme le vent de force 3, une belle navigation en perspective prêt à larguer nos amarres, notre très cher ami Christian nous fait la surprise de nous honorer de sa présence pour saluer notre départ, nous apprécions  son geste. Le ponton s’éloigne, nous croisons les balisages vert  et rouge connus de notre port d’attache, passons l’entrée du port réduite de moitié par un « ensablage » récurent.  La brise légère caresse nos visages et réveille  ce sentiment connu et espéré de liberté, que de bonheur !!
Les quinze nœuds de vent nous propulsent allègrement à six nœuds, nous sommes déjà en vue de Port la Nouvelle  la navigation est idéale SETE sera vite atteint.
Mais soudain une sensation désagréable fait son apparition au fils des minutes suivantes la  force du vent  augmente  la mer s’agite les vagues se croisent l’impression bien connu mais combien inconfortable  d’avoir franchi la porte d’un nouveau monde, je réduit la grande voile en deux temps, je diminue le génois à sa plus simple expression. J’insiste cela ne peut pas durer ce n’était pas prévu ……… Le vent atteint  seulement vingt six nœuds quelques rafales à trente, mais l’état de la mer complique la navigation et la stabilité du bateau, j’insiste encore une heure  une couture sur le génois vient de lâcher, je décide alors la mort dans l’âme de faire demi tour, notre statut de plaisanciers revendiqué et assumé. Deux heures plus tard  Leucate nous accueille à nouveau. Deux jours plus tard génois réparé nous nous élançons cette fois dans une mer calme et un vent favorable vers SETE que nous atteignons vers 16 h 00, après une nuit d’escale nous rallions Port  Gardian  dans le pittoresque village des Saintes Maries de la Mer,  un petit port étroit où s’amarrer peut parfois se transformer en un exercice technique de style!!!
Nous retrouvons dans ce port camarguais nos charmants amis et voisins de ponton à Port Leucate  Cathy et Jacques  avec qui nous partagerons quelques bons moments et aussi les assauts répétés d’une horde de moustiques affamés, mais comme un autochtone nous le faisait remarquer la Camargue sans ses maudits insectes Piqueurs ne serait pas la Camargue.

Le temps passe et nous avons rendez vous avec nos amis les « CHRISS  » à Carry le Rouet dans deux jours, ils feront une trace directe de quatorze heures depuis Port Leucate pour franchir les cent milles nautiques avec une météo favorable, nous les accueillons au ponton où nous nous sommes amarré la veille avec un nouvel exercice d’amarrage  pour nous, prise de bouée  à l’avant, l’arrière  amarré au ponton. Plusieurs tentatives nous serons nécessaires, mais dans le calme et cela  au grand étonnement du personnel charmant du port qui assistent régulièrement  à des scènes de ménage mémorables  tant l’exercice  est redoutable pour les nerfs si d’aventure  le novice en la matière s’obstine à n’écouter que son ego et refuse d’appliquer les conseils aimablement prodigués par le personnel du port.
Samedi fin de matinée les trois bateaux Leucatois sont réunis à Carry le Rouet.

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Notre voyage en duo avec les « Chriss » peut alors débuter, nous nous élançons dès le lendemain vers l’Est au programme  visite des calanques de Sormiou et de Morgiou  dans laquelle nous faisons une pause déjeuner au mouillage, en route vers Cassis la légère houle présente depuis le matin  s’amplifie de façon très soudaine,  et nous malmène. Devant cette situation qui provoque chez tous les plaisancier présents sur la zone le même réflexe, « il faut  rejoindre l’abri le plus proche » , dans ce contexte je contacte par VHF le port de Cassis qui me confirme ce que je présageais, plus de place  disponible, mais  m’indique que Port  Miou qui dépend de Cassis en dispose peut être  encore, je prend contact  et en effet  il y a des places,  avec les « CHRISS »  nous mettons le cap sur Port Miou qui est en fait une magnifique calanque très étroite  qui  pénètre  les  terres plus de huit cent  mètres, c’est un véritable paradis.

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Soudain je perçois une brève baisse de régime du moteur que j’avais mis en route pour aider le franchissement des vagues dans un meilleur confort, pensant un instant à une fausse manœuvre sur le levier de commande je me tourne vers Nathalie qui me confirme qu’il n’en n’est rien.  Une petite angoisse m’envahit quand une nouvelle brève baisse de régime se reproduit, à cet instant la houle  nous malmène  de plus belle, mais ce sont  alors des vagues de pensées négatives qui bousculent mon esprit……..

C’est ainsi que nous nous présentons dans le goulet  de Port Miou, déjà des voiliers nous précèdent, nous sommes quatre bateaux  à tourner en rond dans un espace restreint  d’environ deux cent mètres de rayon  en attendant qu’un cinquième tente sans succès de s’amarrer à une bouée par l’avant et  à la falaise par l’arrière à l’aide de deux  aussières malgré l’assistance  des boscos du port.  Le temps passe ….. Interminable ….. Ponctué par les   cafouillages de notre moteur que nous faisons  fonctionner situation oblige à bas régime,  d’autres bateaux se présentent  et nous sommes rapidement  plus d’une dizaine à  se croiser dans cet espace toujours plus restreint  il est manifeste que  qu’il n’y aura pas une place pour chacun  et il est utopique de croire que l’ordre d’arrivée sera respecté  ce qui fait monter la tension d’un cran supplémentaire. C’est  dans cette situation  de confusion  où chacun  manœuvre  délicatement  son embarcation  pour éviter les abordages, alors  qu’au mépris de toutes règles de sécurité  et de savoir vivre    se présentent  les bateaux  « promène  touristes »  qui n’ont cure  des  difficultés supplémentaires  qu’ils imposent aux plaisanciers  ainsi que les dangers qu’ils leur font courir  et  poursuivent ainsi  leur  excursion dans la plus parfaite indifférence   c’est ainsi que nous vivons  notre première illustration régionale « de la solidarité des gens de mer » notre moteur cafouille  toujours, le temps passant, j’indique par VHF aux boscos  toujours affairés à la prise de poste du voilier en difficulté que  je risque la panne  moteur,  sans surprise  ils me répondent « vertement »  qu’ils ont pour l’instant d’autres chats à fouetter , « ce que d’ailleurs j’avais remarqué »  encore de longues minutes  se passent ainsi lorsque notre moteur s’arrête net , je préviens immédiatement  les boscos, Nathalie se débat avec les autres plaisanciers pour leur indiquer notre problème  car dans ce capharnaüm ils  ne  réalisent  évidement pas le sens de  notre manœuvre mais nous réussissons tout de même  à éviter les abordages sauvages et l’échouage.  Les boscos qui  ont enfin réussi  à amarrer le voilier se portent aussitôt à notre hauteur Nathalie leur lance adroitement une aussière  qu’ils saisissent, ils nous tirent déjà  vers le fond de la calanque, nous indiquent sur bâbord un espace libre entre deux bateaux amarrés à un ponton , ils lâchent l’aussière que Nathalie ramène prestement à bord, barre franche à tribord toute  je me faufile  dans cet espace qui à ce moment là  a valeur de « Terre Promise », mais déjà le ponton se rapproche de notre étrave, il faut que j’arrête Bulle avant le choc. Par chance  un bout  pend sur le coté du bateau  sur notre bâbord, je m’en saisi l’effort est rude mais  Bulle se pose délicatement contre le ponton auquel nous l’arrimons  aussitôt  ouff !!!  La tension  qui nous  avait envahi  retombe enfin, l’esprit libéré nous découvrons ce site d’une incroyable beauté qu’est Port Miou.

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C’est à cet instant que nous entendons  sur la VHF  que les « Chriss »  n’obtiennent pas de place, c’est plein de déception  que je les appelle sur les ondes  et leur propose de les retrouver  dès que possible  au port de La Ciota  ou manifestement il y a des places disponibles, mais je dois d’abord solutionner mon problème moteur.

Une heure plus tard Christian me confirme leur arrivée à La Ciota  où  ils retrouvent  Cathy et Jacques.

Les Boscos viennent nous rendre une visite et s’excusent platement  pour leur attitude, et nous expliquent qu’ils auraient dû être deux équipes  mais une n’est pas venue ce qui explique qu’ils étaient débordés.  Nous les remercions tout de même pour leur efficacité.

Je purge le circuit  basse pression du moteur et celui-ci redémarre  aussitôt,  mais cela me laisse perplexe ?   Je laisse passer quelques heures, il redémarre sans problème.   Je prends tout de même les coordonnées d’un mécanicien auprès de la capitainerie  au cas ou !

Le Soir même nous prenons une navette mise à la disposition des plaisanciers de Port Miou pour nous rendre à Cassis,  nous découvrirons une petite ville au charme authentique que nous avons beaucoup aimé !!!!.Cassis-5-300x224

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Dès le lendemain nous  rejoignons les « Chriss » dans le port de La Ciota  notre moteur  fonctionnera sans problème.  Apres une brève escale  dans cette ville qui ne manque pas de charme  mais hélas !! quelque peu négligée,

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nous rejoignons le charmant port  Saint Mandrier  dans la rade de Toulon, petit port  où en 2010, j’avais fait une escale de quelques jours  avec Jean Luc  après une traversée depuis Bonifacio   et en l’attente d’une fenêtre météo pour traverser le golf du Lion alors déchaîné.

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Nous retrouvons  ici Cathy et Jacques  qui nous accueillent au ponton et leur amusante petite chienne  Gaïa, qui s’est prise d’affection pour les « Chriss »  et dans une moindre mesure  de nous.

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DSCN0074-300x225Une  belle surprise m’attend  dans ce Port, la rencontre  d’un  excellent camarade et frère d’arme  Thierry RAULT, qui après une belle carrière de Parachutiste  parmi l’Elite s’est reconverti avec passion dans la pêche artisanale, Patron pêcheur  il a son beau  et gros « Pointu »  dans le port de Saint Mandrier. Tout les matins,  il est attendu comme le « Messie »   par une fidèle clientèle  qui se  régale de poissons frais  et variés  que  commercialise Martine son épouse avec  gentillesse et efficacité.

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Quarante huit plus tard nous nous élançons vers  les Iles d’Hyères.

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Nous atteignons Porquerolles  en début  d’après midi  les mouillages  sont  très fréquentés  mais nous trouvons  assez facilement  où jeter nos ancres  dans les eaux claires  de l’Anse du Bon Renaud,  la réputation de ce site n’est plus à faire, il faut tout simplement s’y rendre,  sans doute en dehors de  la saison estivale lorsque l’on en a  le choix .

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Au cours de cette escale  le moteur  hors bord de l’annexe des « Chriss »  se révèle hors d’usage  le moteur fonctionnant, il n’entraîne plus l’hélice,  Nous innoverons  en  débarquant  et en rejoignant  nos mouillages  en remorquant  l’annexe des « Chriss »  avec notre vénérable moteur 2 temps  « Johnson ».

 

Puis nous rejoignons Port Cros  éloignée  de 10 milles nautiques, arrivée en milieu de matinée, les bouées sont toutes occupées,   nous trouvons facilement un mouillage devant le petit port de Port Cros  avec des fonds de 12 à 15 mètres,   la météo étant clémente nous  décidons de poser nos ancres  là malgré  la profondeur.

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Les eaux sont claires et poissonneuses  nous sommes dans une réserve, la faune aquatique n’est pas farouche  et abondante  nos plongées en apnées  sont une vrai plaisir.

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En fin de matinée, à l’heure du repas, un moment d’inattention, gâchera le reste de notre journée,  nous avions bien remarqué que les plaisanciers locaux  avaient une tendance à ignorer  la présence des autres  bateaux   et  les règles de mouillage les plus élémentaires,  nous étions donc très attentif au manœuvres de mouillage des nouveaux venus,  alors que nous préparions le repas un beau « Dufour » de 40 pieds  avec à son bord une grande famille    échappa à notre vigilance,   celui-ci sans se poser de question, ignorant l’évidence , jeta son ancre  sur notre ligne de mouillage, et notre réaction trop  tardive, n’empêcha pas  le décrochage  de notre ancre  par le relèvement de la leur, une série de manœuvres inappropriés  qui  confirmaient son incompétence et surtout son inconscience  détériora notre davier,  le dégagement terminé ils prirent la fuite sans autres formes de procès.   Deuxième illustration de la « solidarité des gens de mer »  dans cette région…..

Notre remise en place au mouillage dans les règles  après cette mésaventure a été difficile  car la zone depuis notre arrivée  s’était  considérablement rempli,  la profondeur nécessitant  une bonne longueur de chaîne  ne  facilita pas  notre manœuvre, compte tenu que le relevage des 40 mètres de chaîne de 10 et de  l’ancre  de 16 Kg se réalisa  manuellement « mes bras s’en souviennent encore !!! » .

L’après midi se déroula  paisiblement, malgré  nos craintes  nous prenons la décision de  descendre à terre visiter les beaux paysages  qui s’offre à nous, les annexes sont mises à l’eau nous prenons en remorque les « Chriss »  et débarquons dans le charmant  petit port  de l’île.

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Nous passerons  là quelques heures  très agréables  dans un magnifique décor, mais déjà  le soleil se couche derrière l’île de Bagaud teintant  le ciel encore partiellement bleu de tons variants du jaune au rouge.

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Nous rejoignons  nos bateaux aux mouillages l’esprit léger, mais  là encore une surprise nous attend,  tout à coté de Bulle à peine quelques mètres un rutilant Dufour de 40 pieds  « encore  un  »  est posé là,   nos ancres sont apparemment   pas dans le même secteur c’est déjà ça de gagner, mais  il fait aucun doute qu’à l’évitement qui ne manquera pas de se produire nous allons nous percuter . Je fais part  de mon inquiétude au Chef de cette embarcation qui ne semble pas s’en émouvoir , après  insistance de ma part et des  mises en gardes  de la part de Christian  quand à la préservation de l’intégrité de sa coque, il procède  à une manœuvre des plus surprenante «  sans doute une nouvelle technique »  il déplacera  son bateau  l’ancre toujours posé sur le fond  ??   Manœuvre qui se révélera  inutile car nous nous retrouvons  dans une configuration qui  impliquera  un inévitable  contact.

Aussitôt  la manœuvre terminée tout l’équipage disparaît  à l’intérieur,  toute la nuit l’extrémité de la jupe de bulle percutera  la coque du « Dufour »    sans que cela n’émeuve qui que ce soit ???  La jupe étant protégée  je ne subissais aucun dégât  et devant cette attitude de crétin,  j’abandonnais  rapidement l’idée  d’intervenir  pour préserver sa coque.

Au petit  matin, j’interpelle l’équipage  sur leur attitude déplorable mais cela semble ne pas les concerner,  le « Chef » du bateau  prendra enfin la décision de lever l’ancre  et  entra dans le port bondé,  il nous sembla qu’il mouilla  dans une zone interdite.

Ce troisième incident  me laisse encore perplexe  sur l’attitude  des plaisanciers  de cette région !!!!!!

L’endroit bien que magnifique ne  nous séduit plus   et nous  levons l’ancre à notre tour en direction de Cavallaire.

 

Quelques milles plus tard nous nous amarrons  à une bouée  devant  le port de Cavallaire, cette petite ville pas très loin de  Saint Tropez  est  agréable et notre séjour  sera plaisant,  nous avons particulièrement  apprécié l’accueil  que nous a manifesté le personnel du port  ainsi   que  celui d’un restaurant  dont j’ai oublié hélas le nom mais il est facilement  reconnaissable par son emplacement en bord de mer   et sa grande terrasse qui domine le port de plaisance.

Le temps  s’est écoulé  est nous décidons que cette escale constituera notre point  Est le plus extrême  de ce parcours.

Dès le lendemain nous mettons le cap cette fois vers l’Ouest  pour atteindre  Hyères  dans l’après-midi  pour une brève escale et  éventuellement  faire un complément de carburant.

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Le lendemain, nous renoncerons rapidement à compléter nos réservoirs de carburant  devant encore une fois l’attitude  déconcertante des plaisanciers   du secteur, Qui au mépris de toutes les règles  de sécurité, de politesse, de savoir vivre, se jettent sur les pompes distributrices de carburant.  Tout cela nous semble tellement irrationnel que nous poursuivons notre route  vers Saint Mandrier  où il sera possible de nous ravitailler en carburant   au port de Toulon tout proche  !!!!!!

Une jolie brise nous porte  jusque dans la grande rade  où dans son entrée nous sommes accueillis par une bande de joyeux dauphins, sur notre bâbord  nous laissons  St Mandrier notre prochaine escale et c’est  régulièrement secoués par les vagues provoquées par les puissants moteurs des nombreuses navettes  qui assurent les liaisons entre Toulon et  les villes  de la rade que nous poursuivons notre navigation, mais voilà déjà à l’entrée du vieux port  avec tout de suite à tribord sa station de carburant qui semble bien calme ?  Et pour cause !  Un bateau est à quai  son équipage nous informe que la station est hors service, Surpris je m’en étonne  par VHF au près de la capitainerie qui me confirme  qu’elle est hors d’usage pour quelques semaines (Nous apprendrons plus tard que les cuves de carburants font l’objet d’infiltration d’eau de mer).

Les réservoirs bien entamés nous rejoignons alors,  le sympathique port de St Mandrier, sur place  nous trouverons sans doute  une solution…… ?

Sous un soleil de plomb, Cathy et Jacques qui sont déjà  là depuis la veille nous accueillent aux pontons avec leur bonne humeur habituelle.

Nous  attendrons ici quelques jours  et  sans regrets  la fenêtre météo qui nous permettra de rentrer  en trace directe sur Port Leucate.

Nous retrouvons avec joie et chance Thierry  qui bien que très accaparé  par  son « job » de patron pécheur  nous accordera un peu de son temps précieux pour  nous permettre de nous ravitailler en carburant à la station service la plus proche sur la commune de Port Rolland, Merci !! Thierry,  pour ta générosité.

Les jours passent très agréablement,  et voilà que la fenêtre s’ouvre, notre escouade  s’élance au petit matin  dans la traversée qui  nous amènera  vers notre point de départ, le soleil brille, le ciel comme il se doit sous cette latitude est d’azur,  la mer est belle à peine ridée par la brise qui nous pousse, il flotte à nouveau ce parfum de liberté  qui nous remplit  à chaque fois de bonheur, une vingtaine d’heures de navigation sont devant nous.  De bonne augure quelques heures plus tard à quelques encablures au large de Marseille  à notre grande satisfaction, nous naviguerons de longues minutes en compagnie d’un « troupeau » de dauphins  joueurs.

Au coucher du soleil le vent  arrière faibli, devenues inutiles nous replions les voiles, la nuit va s’écouler    lentement   sur les « accords »  des ronronnements  des moteurs  qui  bien que rassurants  n’ont rien de comparable à la célèbre « petite musique de nuit ».

Juste avant l’aube une mauvaise houle de travers  nous cueille brutalement,  bousculés de bâbord sur tribord  et inversement les deux dernières heures de navigation  ont été vigoureuses.

Nous voilà  amarré sur nos pontons respectifs,  quelques heures de sommeil  sont les bien venues.  Les « Chriss » doivent  hélas reprendre le travail.

Pour notre part  cette dernière semaine de vacance  nous la consacrerons à notre petite fille Loona,  et accueillerons Marine et Cyril pour quelques jours, c’est que ainsi nous effectuerons quelques sorties à la journée au large de Leucate.

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Petit  bilan de notre périple :

18 jours de voyage, 400 milles nautiques,  13 nuits au port, , 3 nuits au mouillage, 1 nuits en navigation, 18 jours de soleil et température de la mer entre 19 et 20°. Comme souvent en méditerranée Voile et moteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




DERNIERS BORDS 2011 AUX BALEARES

23082011

En ce matin du 12 août aux toutes premières lueurs du jour nos amis les « CHRISS » dans un silence quasi religieux lèvent l’ancre qui les maintient dans de la petite baie de Soller où leurs voisins de mouillage poursuivent leur sommeil dans des eaux calmes. D’une trace directe qui comptera 35 heures ils atteindront le point final à leurs vacances 2011 Port Leucate, mais avec « cerise sur le gâteau » une belle prise de plusieurs kilogrammes sur le parcours, nous regretterons beaucoup de n’être pas présent pour la dégustation dont Christian nous gratifia régulièrement, talent de pécheur oblige…….. Bravo l’artiste !!!!

Pour notre part ce même matin juste après avoir déposé une partie de notre équipage, petit moussaillon avec Papa et Maman pour une visite aux dauphins « captifs ceux là » dans un parc aquatique, nous levons l’ancre alors que le soleil est déjà haut dans le ciel couleur azur.
Nous les récupèrerons ravis le soir même au mouillage de Pollensa que nous atteignons avec Nathalie après une navigation en amoureux et en « rase cailloux » de la côte nord ouest de l’ile, 7 heures plus tard nous lançons notre ancre dans ces eaux claires et chaudes (30°) où nous terminerons notre beau séjour.

Cette dernière semaine nous la consacrerons à de belles baignades autour du bateau, à de profondes siestes à bord et ponctuerons nos journées par les visites du port d’Alcudia qui ne présenta que peux d’intérêts si ce n’est à l’écart du bord de mer ce petit restaurant à la cuisine locale qui nous régalera. Etrange contraste avec l’ancestrale ville d’Alcudia plus à l’intérieur des terres dont nous arpenterons longuement les charmantes petites ruelles à l’abri des remparts et des rayons ardant du soleil, nous avons beaucoup aimé cet endroit et enfin mais en abordant par le côté terre cette fois, le cap Formentor et sa belle « cala » aux eaux cristallines, sa plage de sable blanc bordée de sa foret de pins odorants, la méditerranée recèle beaucoup de ces sites qui n’ont rien à envier aux lagons des mers du sud, saurons nous les protéger ? Le doute est permis car l’union européenne qui jusque là avait mis en place un programme de protection des fonds marins en finançant des corps morts pour éviter le « ragage » des ancres des plaisanciers sur les fonds vient de mettre fin à ce programme et les bouées ont parfois été retirées ???????
Mais le 19 août est déjà là, il est temps pour la partie féminine de l’équipage Nathalie, Séverine, et Loona de s’envoler vers la France, c’est avec un peu de nostalgie que nous les accompagnons au bus qui les mènent à Palma car cette fois c’est bien le début de la fin….. du voyage.

Le lendemain matin sous une demie lune et des étoiles encore scintillantes ANTHONY largue en silence les amarres du port de Pollensa encore endormi, nous décidons malgré une météo incertaine aux parages des caps Creus et Béar de « tracer » tout droit 34 heures plus tard agrémentée par une longue visite de nos amis les dauphins qui avaient cet après-midi là, l’âme joueuse, ainsi que l’apparition d’un rorqual qui semblait se prélasser aux abords de notre trajectoire, nous nouons cette fois sous une chaleur accablante les amarres au ponton de notre port d’attache , avons-nous remorqué jusqu’ici un peu de la chaleur des Baléares ??

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Je terminerai par un petit clin d’œil à nos sympathiques amis Toulousains du JACK’ABI que j’avais rencontré l’année dernière à Andratx et à plusieurs reprises cette année dans les différents mouillages de l’ile de Majorque, partis le même matin que nous ils ont dû atteindre leur destination dans de bien meilleurs délais que nous au regard de la vitesse à laquelle ils nous ont rattrapé et qui ne leur à pas permis de nous identifier !!!!! Bonne reprise les JACK’ABI.

Petit bilan de notre périple :
38 jours de voyage, 650 milles nautiques, 13 nuits au port, 3 nuits au ponton flottant, 19 nuits au mouillage, 3 nuits en navigation, 36 jours de soleil et température de la mer entre 27 et 30°. Comme souvent en méditerranée Voile et moteur.




IBIZA

10082011

Dans l’attente d’une fenêtre météo pour Ibiza depuis Andratx, nous profitons de ce moment pour faire découvrir PALMA, à tous les membres des équipages. De bon matin « enfin presque » nous sommes en vacances tout de même !!!! Sous une chaleur écrasante nous empruntons le bus « climatisé lui » pour la capitale de l’ile de Majorque. Je n’entrerais pas dans les détails de la visite mais le charme de la vielle ville, de la cathédrale, palais et les jardins des bains maures furent appréciés de tous.
Cet autre matin aux aurores nous libérons enfin les amarres et nous nous élançons vers la mythique Ibiza, neuf heures de navigations nous serons nécessaires pour franchir ce bras de mer qui nous sépare de l’extrémité nord ouest de l’ile, nous atterrirons dans la belle « cala » aux eaux claires de Portinatx, où nous jetterons l’ancre sans difficultés à distance de sécurité des autres occupants pas très nombreux à cette heure, mais très vite la densité de bateaux en tous genres et de toutes nationalités est exponentielle, certains n’hésitent pas à se frayer une place aux mépris de toutes règles de sécurité édictées par l’art du mouillage, malgré les protestations des skippers déjà présents qui craignent à juste titre pour l’intégrité de leurs coques rutilantes, la nuit s’installe avec une légère houle qui provoque sur nos embarcations un dandinement désagréable, c’est ainsi qu’à Cinq heure du matin nous sommes tiré de notre sommeil par ce que j’interprèterais par des injures multilingues, en effet « ce qui était prévisible arriva » un voilier allemand voisin du notre est pris en sandwich coté bâbord par un catamaran anglais qui c’est fait accrocher son ancre par un voilier espagnol qui a dérapé et est venu se placer coté tribord. L’opération de dé tricotage durera une bonne heure sous les suppliques du skipper anglais, de la débrouillardise active de l’allemand et la nonchalance de l’espagnol qui est chez lui QUOI !!!!!.
Après cette première nuit agitée à IBIZA, nous décidons de rejoindre Puerto Antoni, je dépose à terre « the Anthony Family » qui profiteront de ce déplacement pour faire une première visite de l’ile par voie terrestre, rendez vous le soir même au prochain mouillage. Les ancres levées, les voiles aussitôt déployées dans une légère brise, nous longeons avec Wallis les cotes rocheuses ouest d’Ibiza qui sont généralement vierges, seulement ça et là quelques privilégiés ont pu faire construire de belles demeures dans des sites improbables avec une vue imprenable sur les eaux turquoises où aujourd’hui nous avons la chance de glisser, un plaisir que nous apprécions à sa juste valeur !!!!!
Quelques heures plus tard et un repas pris dans ce cadre enchanteur, nous abordons la baie de Puerto Antoni où nous jetons nos ancres, rien d’exceptionnel dans cette baie, une urbanisation sans charme, quelques palmiers sur plage de sable fin, mais des eaux claires poissonneuses, et surtout un bon mouillage qui tient, des moyens de transports qui rayonnent dans toute l’ile, nous décidons d’établir ici notre lieu de villégiature à IBIZA. Petit Moussaillon avec maman et papa nous rejoignent dans l’après midi satisfait de leur première visite sur ce bout de terre, et c’est déjà l’heure du premier bain dans ses eaux chaudes qui ravirons quotidiennement notre petite Loona que nous restreindrons pour éviter que sa peau ne se mute en belles écailles !!!
Dès le lendemain nous nous rendons dans la ville d’IBIZA, où nous découvrons d’abord une ville moderne sans charme particulier, Mais la découverte de la Dalta vila, (la ville haute) entourée par d’immense rempart nous ravie, nous arpenterons une journée durant chemin de ronde, ruelles et places désertes, d’autre très fréquentées. Je vous assure que sur nous tous son charme agira, nous découvrons en fin de journée le port et ses abords avec ses yachts de luxe d’un autre monde, à chacun son échelle. Il est bien évident qu’Ibiza est un lieu où la jet-set doit se montrer et le fait, puis nous découvrons ceux qui sont attirés par ces miroirs aux alouettes et qui dépensent sans compter pour acquérir tous les gadgets et attributs qui prouveront leur passage dans les temples éphémères « de la branchitude » et leur utopique appartenance à la tribut des élites, bravo le « marketing ».
Pour notre part nous dénicherons en ces lieux même un restaurant « La Tramontana » à la cuisine authentique et à l’addition raisonnable, là aussi nous garderons longtemps en mémoire l’atmosphère et ses saveurs, en ce lieu nous oublions le temps qui s’écoule et nous devrons courir pour attraper au vol le dernier bus qui nous ramène vers notre résidence marine.
Dès le lendemain, nous partons visiter le célèbre et incontournable marché hippie « Dalias Marquet » dans le village de San Carlos, nous rencontrerons quelques authentiques personnages des années soixante dix qui nous rappellent un temps où une autre utopie avait cours sur cette ile et sans doute bien moins nocive pour les corps et les esprits que celles qui ont cours en ces temps et en ces lieux, mais là c’est un autre point de vue, une autre histoire.

Il est temps pour nous de revenir sur nos pas, Les Chriss doivent nous quitter au plus tard le 12 Août le compte à rebours de la fin de leurs vacances arrive hélas à son terme, nous entamons la traversée de retour vers Majorque en fin d’après-midi la navigation se fera de nuit, malgré une forte houle le moussaillon et Séverine dormiront sur leurs deux oreilles, Anthony assurera son quart toujours avec efficacité, comme d’habitude chez les Chriss tout est parfait. C’est au lever du jour que nous amarrons Wallis et Bulle dans le port d’Andratx. Prochaine étape Soller puis ……….. à suivre




PREMIERS BORDS

1082011

C’est amarré au ponton du port de Pollensa, que nous laissons Bulle et nos amis « Les Chrisss » sur Wallis.
Nous empruntons le Bus qui nous mène à Palma pour accueillir le reste de l’équipage Nathalie, Séverine, et Loona le moussaillon, nous voilà enfin réunis pour entamer notre circuit de navigation sur la mer des Baléares.

Dans un premier temps nous souhaitons rejoindre Port Andratx qui sera notre point de départ vers Ibiza, nous effectuerons ce déplacement sur des traces connues et en faisant étape en un lieu connu Port Soller, mais encore une fois la météo n’est pas très favorable, nous devons patienter quelques jours à Pollensa avant de prendre la mer, ce premier parcours en équipage complet s’effectuera par mer légèrement agitée et très peu de vent dans les voiles, notre moussaillons à le pied marin et rien n’entame son appétit légendaire.
A notre arrivée l’accueil réservé par le personnel de port Soller est toujours comme nous l’avions constaté l’année précédente « limite », ce qui contraste étrangement avec celui des autres ports des iles Baléares !!
« Orages obligent » ce qui est vraiment exceptionnel en cette saison en cette contrée, nous attendons encore une fois la bonne fenêtre météo, nous profitons de cette attente pour emprunter le Tram rétro pour nous rendre à « Soller ville » pour une visite qui enchantera grands et petit.
Sur les conseil avisé d’un navigateur voisin de ponton, nous nous rendons au restaurant Sa Sinia qui se situe à l’écart du front de mer dans un site enchanteur aux allures de jardin tropical et d’oasis, la délicieuse cuisine qui nous est proposée est remplie d’authentiques saveurs d’ici, pour ne rien gâcher le personnel est d’une grande amabilité, à l’unanimité nous sommes tous reparti enchantés de cette soirée, elle restera sans doute longtemps gravée dans nos mémoires.
Le lendemain nous quittons Soller pour Andratx et c’est par une mer d’huile que nous longeons les hautes cotes rocheuses, seul le passage de l’ile de la Dragonera sera un peu agité par la rencontre de « hordes sauvages » venues du froids qui s’en donnent à cœur joie sur leurs vaisseaux surpuissants.
Nous voilà maintenant accrochés au ponton flottant dans la baie d’Andratx où contrairement à l’année dernière les places sont rares, nous devons défendre chèrement nos emplacements pris d’assaut aux « barbares » venus du froid qui bénéficient manifestement en ces lieux d’un traitement de faveur. Nous attendons le feu vert de la météo pour rejoindre IBIZA peut être d’ici 3 jours




Premiers milles vers les vacances

24072011

Depuis quelques jours je surveille les fichiers GRIBS et autres données météo qui sont prévues sur le trajet qui nous mènera à Majorque, force est de constater que cela ne se présente pas très bien, les perturbations se succèdent régulièrement « les fenêtres » sont courtes pour envisager le parcours d’un seul bord. Le Golf du Lion n’arrête pas de rugir et affole les eaux des Baléares.

Par ce beau matin du lendemain de notre fête Nationale, nous larguons les amarres du ponton 12 de notre Port d’attache en compagnie de nos sympathiques amis Christiane et Christian (que nous appellerons pour la suite par facilité les CHRISS) qui ont souhaités être du voyage à bord de Wallis leur Océanis 344, une première pour eux !! « Au revoir Leucate !!!! »

Un créneau c’est ouvert pour quelques 36 heures et nous en profitons pour entamer une partie du parcours en pratiquant une petite mise en jambes « ho ho !! pardon mise en voiles !!! » Notre premier objectif est le mouillage de la baie de Paulliles que les CHRISS découvrent avec émerveillement. Après une belle nuit paisible nous levons l’ancre aux premières lueurs du jour pour atteindre au plus tôt avant le gros temps la belle et abritée baie de Rosas.

« Bien mouillés » dans la baie de Rosas nous patientons quelques jours que les éléments se calment. un créneau étroit s’ouvre à nouveau pour atteindre Majorque, malgré une houle résiduelle importante surtout au passage des trois Caps Nègre, Bagur et San Sebastian où quelques creux que nous estimerons à quelques six mètres « hauteur de ma barre de flèche » me laisseront interrogateur sur la poursuite du voyage à cette heure, mais optimiste et confiant sur les données météo consultées la veille qui avaient prévues cela, nous continuons pour constater que comme prévue la houle diminue d’intensité au fur et à mesure que nous nous éloignons du Golf du lion, bien sur trop lentement au goût de l’organisme de mon équipier, qui se verra là infligé une diète imposée de quelques heures.
La nuit venue la houle légèrement calmé mais invisible dans l’obscurité de ce début de nuit, elle s’éclairera un peu plus tard grâce à l’apparition d’une demie Lune à la lueur intense.
Nos quarts se succèdent animés par la découverte de nouveaux points lumineux que nous essayons d’interpréter pour prévenir les risques d’abordages, un changement de cap sera nécessaire pour éviter un voilier faisant route perpendiculairement à la notre qui manifestement ne souhaitait pas modifier le sien.
« Il est toujours surprenant de constater que dans cet immense espace souvent nos routes convergent »
Malgré les sens barbouillés Anthony assurera ses quarts efficacement, le vent fraîchissant nous procéderons en milieu de nuit à une réduction de voilure. Wallis qui a pris un peu de distance pour la navigation de nuit nous rejoint au lever du soleil et nous découvrons alors dans les premières lueurs de ce nouveau jour un gros caillou posé au milieu de l’eau, Majorque est en vue, six heures de navigation seront encore nécessaires pour jeter l’ancre dans ce bel endroit qu’est la baie de Pollensa. « Bonjour Les Baléares !!!! » Nous sommes prêts à accueillir le reste de l’équipage.




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18112010

En toute chose, c’est la fin qui est l’essentiel.  Aristote. 

Le voyageur est encore ce qui importe le plus dans un voyage. André Suares. 

Un mois de navigation devant nous pour rejoindre les côtes grecques  en passant par la Sicile et les Iles Eoliennes  avant de mettre « Bulle » en hivernage pour deux ou trois mois. Les circonstances de la vie en ont voulu autrement nous rentrons donc au port d’attache.  Nous quitterons Cagliari,  remonterons vers le nord en suivant la côte Est de la Sardaigne, passerons si possible les Bouches de Bonifacio,  escale à Bo nifacio, traversée vers Toulon, et une dernière étape  pour atteindre notre point de départ « Port Leucate ». Nous sommes en automne et depuis quelques jours les épisodes de mauvaises météo se succèdent à intervalles très courts, les prévisions météo nous indiquent un créneau favorable de deux jours pour atteindre le nord de la Sardaigne nous larguons donc aussitôt   les amarres afin d’atteindre Porto Cervo où nous ferons un autre point météo avant de traverser les bouches de Bonifacio, dès les premiers milles  nous nous rendons compte que les prévisions pour le  vent ne sont pas exactes, et nous peinons à avancer.  

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http://www.youtube.com/v/sr2lE9_PCL8?fs=1&hl=fr_FR

Dans l’après midi  nous pêchons deux belles bonites qui agrémenterons avantageusement notre repas du soir.  

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La navigation se poursuit laborieusement  avec vent et houle de face notre vitesse ne dépassera pas 3 nœuds et chutera souvent à moins de 2 nœuds, après 44 heures juste avant le lever du jour  nous atteignons enfin Porto Cervo    où nous jetons l’ancre dans l’avant port, (ancre qui nous maintiendra efficacement malgré le passage d’une forte dépression qui générera durant 48 heures un vent dont les rafales atteindront 54 nœuds environ 100 km/h).

Porto Cervo est un magnifique port naturel où la main de l’homme n’est intervenue que pour les aménagements intérieurs, mais quels aménagements  !!!,   ce lieu est surnommé le Saint-Tropez  Sarde. En effet, dans ce site magnifique et préservé les villas « pieds dans l’eau » pour milliardaires rivalisent de beauté et de taille. Le village de construction récente  s’intègre parfaitement  au paysage et dégage beaucoup de charme.

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http://www.youtube.com/v/qemZrq35ZCo?fs=1&hl=fr_FR

La saison estivale étant terminée l’endroit est désert, nous sommes bloqués par de mauvaises conditions météorologiques qui s’éternisent, nous avons beaucoup de peine à nous ravitailler en nourriture, l’alimentation la plus proche est distante de 7 km,  les bicyclettes nous seront encore une fois bien utiles.

Jean Luc  armé de son fusil harpon  pourvoira  journalièrement  à notre approvisionnement en protéines,  nous dégusterons avec délice  poulpes et autres dorades qui peulplent abondamment ces lieux. 

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http://www.youtube.com/v/90flMF48RCs?fs=1&hl=fr_FR

Enfin une fenêtre météo s’ouvre pour franchir les mythiques bouches de Bonifacio, 

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http://www.youtube.com/v/E4tGbceVddQ?fs=1&hl=fr_FR

Nous les traversons dans une légère houle pour atteindre en fin de journée le  pittoresque port de Bonifacio  où nous passons la nuit amarré au  ponton des « Glénans » (la célèbre école de voile qui a formée votre serviteur) qui nous offre amicalement l’hospitalité, merci à Roland and friends  «  bon vent pour votre transat ».

http://www.youtube.com/v/iFEgwVZvXmw?fs=1&hl=fr_FR 

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« http://www.youtube.com/v/V8z0NYVD4VI?fs=1&hl=fr_FR« 

Au petit matin, nous mettons le cap sur  Toulon   pour une navigation de 33 heures sans un souffle de vent, au coucher du soleil la ligne de traine piègera à notre grande satisfaction  un grosse Coryphène que nous consommons, fidèles à nos habitudes dans les minutes qui suivent.

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Cette navigation sera aussi caractérisée par la rencontre de nombreux groupes de dauphins ainsi que de quelques baleines  dont une qui nous contraindra à ralentir   afin d’éviter  sa trajectoire  perpendiculaire  à la notre « Emotion garantie ».

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En fin d’après-midi nous atterrissons dans le charmant Port de Saint-Mandrier à l’entrée de la grande rade de Toulon.

stmandrier001.jpg Les prévisions météo consultées avant notre départ de Corse se confirment, une violente tempête est en cours sur le Golf du Lion,   nous attendrons  4 jours la fenêtre météo dans ce superbe site où les « pêcheurs à la ligne » allient  charme et  efficacité.

En ce petit matin du 28 octobre 2010,  un peu d’émotion m’étreint, cette dernière étape qui débute  mettra un point final  à ce tour  des iles  de l’ouest de la méditerranée.

http://www.youtube.com/v/6p4k1w2qtBc?fs=1&hl=fr_FR

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Après  25 heures  dont la moitié effectuée à la voile  nous amarrons « Bulle » à son ponton  de Port Leucate que nous avions quitté le 30 juillet dernier.

Au terme de cette première expérience de croisière prolongée  aux commandes de « Bulle »  dans un bassin de navigation  inconnu mais plein de bonnes et belles surprises,  l’heure est au bilan.

Sur le plan matériel :  1250 milles nautiques parcourus, dont la moitié (hélas !!)  au moteur,  400 litres de gas-oil consommés,  29 nuits au mouillage, 1 nuit au corps mort, 17 nuits au ponton flottant, 35 nuits au port, 7 nuits en navigation.

Bulle a tenu toutes ses promesses de bon marin, il n’a nécessité qu’un entretien de routine, trois petites réparations, (joint d’axe de pompe à eau de mer, remplacement de trois vis de fixation du guide d’axe du gouvernail et un  nettoyage sérieux des  joints de la pompe des WC).

L’autonomie en eau (240 litres) et électricité (panneaux solaires 130 watts + éoliennes)  a toujours été suffisante.

Sur le plan technique :   D’une manière générale, bon perfectionnement de la connaissance et de la pratique dans tous les domaines nécessaires à la  manœuvre d’un voilier de croisière, il reste encore à faire. …..

Définitivement mettre en doute les renseignements qui sont fournis par les guides nautiques, ils sont parfois erronés !! Définitivement  faire preuve de la plus grande vigilance lorsque l’on aborde un port ou une marina inconnu qui jusqu’alors dans mon esprit étaient forcément  des endroits sécurisés.      

Absolument acquérir  la maitrise du spinacker.

Sur le plan humain :  Des rencontres sympathiques. 

Les traitements médicaux en cours ont été revus à la baisse voire interrompus temporairement,  bénéfices d’une vie sans  mauvais stress.

Pas de mal de mer, quelques épisodes nauséeux.

On  recommence quand !!!!

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Sud Sardaigne

28092010

 

C’est à la veille d’une brève escapade en France, laissant seul pour quelques jours Jean- Luc à bord de « Bulle » dans une marina au cœur de la ville de Cagliari que je vous livre notre dernier parcours et quelques anecdotes.

Nous voilà depuis le 17 septembre dernier en pérégrination sur la côte sud de la Sardaigne, où je retrouve un peu de mes origines italiennes « Jean-Luc aussi d’ailleurs » je me sens surement à tort un peu chez moi mais cette culture m’est familière et me rappelle par « flashs » des images heureuses de mon enfance.

C’est donc avec bonheur que nous séjournons sur ce bout d’Italie, en portant en bon français « que nous sommes » un regard critique mais assurément bienveillant sur ce qui nous entoure.

Nous avons abordé la Sardaigne par son Sud-ouest, en entrant dans le port de Carloforte une petite ville située sur l’ile de San Pietro elle-même située à quelques encablures des côtes de la Sardaigne proprement dite.

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C’est ici enfin que nous découvrons après plusieurs semaines une ville authentique avec une population exclusivement locale et surtout animée par une vie sociale qui a depuis plusieurs décennies désertée nos villes et nos campagnes. Les Sardes sont chaleureux, ils nous réservent dans leur très grande majorité un très bel accueil, mais plus que tout nous apprécions leur gastronomie qui enchante nos papilles, ici nous sommes bien.

Nous continuons notre parcours car mon départ est prévu dans quelques jours et nous devons trouver un lieu de séjour abordable et vivant où Jean-Luc attendra mon retour. C’est ainsi que nous mettons le cap sur Porto Pina, qui n’est en fait qu’un modeste port pour barques de pêche dans une magnifique baie aux eaux limpides et aux longues plages de sable fin et blanc en lisière de forêts de pins. C’est face à l’une d’elles que nous jetons l’ancre pour passer la nuit où pour la première fois nous sommes seuls au mouillage, seul le ciel gris atténue à ce moment là, la beauté du site.

Le lendemain après une belle navigation à la voile nous atteignons au centre de la baie de Teulada, une petite Marina flambant neuve au milieu de nulle part, mais là encore nous sommes séduits par la beauté du lieu.

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Entre plages de sable blanc et côtes rocheuses bordées de forêts de pins, nous découvrirons à l’ombre de l’une d’elle un petit coin de paradis occupé par un camping fréquenté à l’année par nos amis Allemands qui, nous devons le concéder, savent découvrir et s’approprier des lieux particulièrement rares.

Cet endroit trop isolé ne nous convenant pas nous franchissons dès le lendemain le Cap de Spartivento (cap à l’extrême sud de l’ile) et nous nous dirigeons vers un charmant et minuscule port de pêche « Cala Verdé » le bien nommé car nous le découvrons enchâssé dans un joli écrin de verdure. Persuadés d’avoir trouver la place idéale, nous nous amarrons au ponton de la station service. Nos espoirs sont très vite balayés !! Après tergiversations avec deux pêcheurs « responsables du port » qui nous accordent une place (sans eau sans électricité) à un prix extravagant à faire pâlir d’envie toutes les marinas de l’ile. « Je vous assure que le Sarde a le sens des affaires !!! Du moins il le pense !!».

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Dépités nous jetons donc notre dévolu sur le prochain port situé à quelques milles de là, qui nous le découvrirons plus tard porte également bien son nom « Perd’e Sali », le « Pilot Book de la Sardaigne » en mains (guide de navigation qui répertorie les ports d’une zone avec leurs caractéristiques) édition 2010, acheté quelques jours auparavant, et après avoir consulté la carte comme il se doit. Nous sommes dès notre entrée dans le port alertés par de grands coups de klaxon et des gesticulations de deux personnes sur le quai qui nous demandent de ne pas entrer, stupéfaits ! Un bref regard sur les instruments du bords nous indique que l’entrée du port est ensablée et ne jauge qu’un 1,30 m alors que 2,5 m sont annoncés sur les cartes et sur le pilot book, Jean-Luc se précipite sur la dérive qu’il remonte sans délais, notre tirant d’eau passe aussitôt à 1,2 m nous entrons sans encombres dans le port, nous nous amarrons au premier quai venu sous le regard incrédule du responsable du port qui ne se doute pas que « Bulle » est un dériveur.

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Après ces quelques émotions, nous tenons enfin notre place, cette marina récente aux infrastructures en cours de finitions (pas de sanitaires, pas de bureau) ne pouvant accueillir que des bateaux à faible tirant d’eau c’est à dire quelques bateaux à moteurs. Nous sommes, c’est une certitude, une aubaine ! Mais nous allons encore une fois déchanter (cela se confirme le Sarde a vraiment le sens des affaires), après discutions du tarif avec le responsable du port et correction de son mode de calcul qui était manifestement erroné, nous arrivons à un prix qui pourrait nous convenir. Prudents nous nous engageons seulement pour deux jours, le temps de la réflexion et de nous informer sur les possibilités dans le port de Cagliari (distant de 40 kms), ce que nous n’avions jusqu’alors pas envisagé car « radio ponton » (conseil de navigateur étant déjà passé par là) nous l’avait déconseillé.

(Nous surnommerons Perd’e Sali : Perdu et Salé, Perdu c’est une station balnéaire qui manifestement est en « hivernage » les lotissements sont sans vie, il n’y a pas de commerces, nous nous apercevrons que les employés de la compagnie des bus de Cagliari qui dessert cette destination ne la connaissent pas, et nous aurons la plus grande difficulté à obtenir l’unique horaire de retour du bus. Salé comme le tarif excessif qui nous est présenté au regard des prestations fournies et de la fréquentation quasi nulle dans ces conditions d’ensablement).

C’est donc de bonne heure et de bonne humeur que nous prenons le bus de 6 h 45 à 6 H 40 (hé oui !! parfois ils sont en avance et n’attendent pas) du lendemain direction Cagliari. Nous trouverons enfin, après l’avoir bien méritée, notre place d’attente dans la Marina di Sant’Elmo , car nous avons du arpenter à pieds (ce qui représente quelques heures de marches) tout le port et au-delà , visiter quelques bureaux de l’administration portuaire, avant de toucher enfin notre but.

Dès le lendemain dans la grisaille, sous quelques averses de pluie nous mettons le cap sur Cagliari en slalomant entre les nombreux pétroliers en attente. Nous sommes accueillis à l’entrée du port par une famille de dauphins, ce qui pour moi est toujours un instant magique, je ne saurais pas l’expliquer mais par sa simple présence ce bel animal qui nous accompagne parfois qu’un bref instant charge l’atmosphère d’ondes positives, sa présence m’apaise, me rend heureux, me procure une sensation indéfinissable, et je veux le croire, comme les navigateurs de temps anciens,  «  de bon augure ».

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En conclusion, la Sardaigne nous enchante, nous séduit par son authenticité, ses côtes vierges de constructions alternant plages de sable blanc et roches aux teintes rougeoyantes, sa lumière si particulière teintée de bleu pastel, ses saveurs, encore ses saveurs, et par la bonne humeur de ses habitants. A bientôt………

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